Dans une de ces villes habitées
Je respire la poussière de vanité
Canalisée par un monde déshumanisé
Ceux qui s 'y sont inté
grés sont ceux qui
raclent
La crasse, la débâcle, érigé en spectacle
Je respire la concurrence,
l 'opulente hiérarchie
Qui enfume les villes du monde où la finance
s 'élargit
L 'odeur croise le silence des opprimés
en léthargie
Que la ville serait partie, sous les portiques
des parvis
Je respire la violence débile, sa crasse
son poison
Ma cervelle enterre le style, l 'odeur, le
blason
Quand j 'arrive devant le
portail de ma propre
maison
Je n 'ai plus essuyé mon
crâne sur le paillasson
Si tu n 'es pas libre,
moi je ne suis pas libre
Car ton malheur contamine la
douceur de mes tréfonds
Ma rétine aspire la saleté qui t 'anime
J 'aimerais essuyer mon
crâne sur le paillasson
Si tu n 'es pas libre,
moi je ne suis pas libre
Car ta crasse contamine l
'innocence de mes tréfonds
Ma rétine aspire la saleté qui t 'anime
J 'aimerais essuyer mon
crâne sur le paillasson
L 'extérieur me ronge comme
la rouille ronge le fer
Incruste mes songes,
contamine mon repère
Ma cervelle éponge la
crasse du quotidien
Cette saleté du quotidien
que l 'esprit récupère
S 'adapter aux choses horribles,
c 'est en être synonyme
Je suis cousu des fils,
tissé à l 'armature débile
Noué par le sordide que la
crasse consolide
Mignons, minis, taurides,
que la vie l 'endoctrine
Elle et lui croient qu 'une fois chez
eux dans leur tour d 'ivoire
La répugnance du jour s
'oupliera dans leur tiroir
Mais la crasse des civilisations,
nous la maçon
Vont pouvoir essuyer le
crâne sur le paillasson
Si tu n 'es pas libre, moi,
je ne suis pas libre
Car ton malheur contamine la
douceur de mes tréfonds
Ma rétine aspire la saleté qui t 'anime
J 'aimerais essuyer mon
crâne sur le paillasson
Si tu n 'es pas libre, moi,
je ne suis pas libre
Ta crasse contamine l 'innocence
de mes traits fous
Ma rétine aspire, la saté qui t 'anime
J 'aimerais essuyer mon
crâne sur le paillasson
Je comprends mieux cette envie
de faire sa vie dans la brousse
J 'pourrais lâcher mon armure,
me découvrir d 'origine
Je ne serais plus une vermine parmi d
'autres qui m 'éclaboussent
Comme la rose tomberait l 'épi
ne sans le cueilleur misogyne
Je n 'arrive pas à retrouver mon naturel
J 'ai cueilli violence et
mépris dans les tunnels
Les germes de la crasse la plus cruelle
débordent de mes prunelles
Et ne s 'envole pas parce que j
'arrive au coin de ma ruelle
Elle pollue les champs d 'enfance
que le cœur élabore
Perturbée par la violence
que la vie évapore
Grâce des civilisations que
nous amassons
Sans pouvoir essuyer le
crâne sur le paillasson
Si tu n 'es pas libre,
moi je ne suis pas libre
Car ton malheur contamine la
douceur de mes trempots
Ma rétine aspire, la saleté qui t 'anime
J 'aimerais essuyer mon
crâne sur le paillasson
Si tu n 'es pas libre,
moi je ne suis pas libre
Car ta crasse contamine l
'innocence de mes trépots
Ma rétine aspire, la saleté qui t 'anime
J 'aimerais pouvoir essuyer
mon crâne sur le paillasson
Si tu n 'es pas libre,
moi je ne suis pas libre
Car ton malheur contamine la
douceur de mes trépots
Ma rétine aspire, la saleté qui t 'anime
J 'aimerais essuyer mon
crâne sur le paillasson
Si tu n 'es pas libre,
moi je ne suis pas libre
Car ta crasse contamine l
'innocence de mes trépots
Ma rétine aspire, la saleté qui t 'anime
J 'aimerais essuyer mon
crâne sur le paillasson