À l 'âge où l
'on croit à l 'amour,
j 'étais seul dans ma chambre,
un jour, pleurant ma première
misère.
Au coin de mon feu vint s
'asseoir un étranger,
vêtu de noir,
qui me ressemblait comme
un frère.
Les mains dans tes poches trouées,
mérites de tes illusions,
Petit jeune homme au point sévère
Elle est pour toi cette chanson
Avec la dignité d 'un province
En regardant droit devant toi
Tu fuis ta ville de province
Je te vois comme si c 'était moi
Les lumières de la grande ville
A toi la vie, la vie facile
A toi tous les violons du bal
Attention, méfie -toi
On ne revient jamais sur ces pas
On ne retrouve plus, jamais non plus
Ces illusions perdues
Ces illusions perdues
Tes dents a dévoré le monde
Les yeux plus grands que l 'horizon
Et les muses qui te répondent
Et t 'appellent par ton prénom
Tu fais tes premiers tours de danse
Au milieu de la société
Et tu crois que les apparences
Sont filles de la vérité
Tu les fais rire, tu les étonnes
Les jolies femmes, les beaux messieurs
Les filles se prêtent ou se donnent
Et toi tu te prends pour un
dieu
Attention, méfie -toi
On ne revient jamais sur ses pas
On ne retrouve plus, jamais non plus
Ces illusions perdues
Ces illusions Perdues
Un jour en sortant d 'une ivresse
Tu te sens vaguement trahi
Tu viens de perdre une maîtresse
Et tu ne trouves plus d 'amis
Tes mots d 'esprit ne font plus rire
Et ton éditeur t 'a menti
Les rangs ont quitté
le navire
Personne ne te fait plus crédit
Alors tu penses à ton village
À ton enfance, à ton passé
Tu voudrais refaire le voyage
Tu voudrais tout recommencer
Attention, méfie -toi
On ne revient jamais sur ses pas
On ne retrouve plus les jamais non plus
Ces illusions perdues
Attention méfie -toi
On ne revient jamais sur ses pas
On ne retrouve plus les jamais non plus
Ces illusions perdues
Sous